Commentaires sur l'Autre Krishnamurti
Par Mara des bois, vendredi 19 novembre 2010 à 02:40 :: Chercheurs et Recherches :: #490 :: rss
J'ai demandé au Zorgonaute de me mettre dans son mailing, et je viens de recevoir cet "entretien de Joël Labruyère avec Charles Antoni qui a publié "Pertinences Impertinentes", un témoignage de sa rencontre avec Uppaluri-Gopala Krishnamurti, «anti-gourou» indien, à ne pas confondre avec Jiddu Krishnamurti" .
L'entretien est ici
(Après l'avoir lu, et si mes commentaires vous intéressent...)
C'est toujours la même chose: on écrit sur un homme ou une femme (le plus souvent un homme) qui est plus "sage", plus "réalisé", plus ceci ou plus cela que la plèbe, n'est-ce-pas, et l'on y va de son interprétation qui va se mêler intimement aux paroles de l'être dont on parle. Ce travers est quasiment systématique. A part cela, je relève ceci:
Ch. Antoni dit: "Dans la philosophie du Chan, on dit: «Si tu vois le Bouddha, crache lui dessus.» Pour les initiés, cette attitude n’est pas iconoclaste. Elle est libératrice."
Or, la phrase exacte est:
"Si tu rencontres un bouddha, tue-le" - ce qui signifie: "Tue en toi ce qui te fait te sentir inférieur(e) à lui pour devenir toi-même, car aucun être n'est supérieur à un autre".
Ce qui vous a une autre allure que de "cracher dessus", n'est-ce-pas? Cracher sur qui ou quoi que ce soit dénote une nature grossière, surtout quand "on poursuit une recherche spirituelle".
Plus loin: "C’est pourquoi, lorsqu’il entend parler d’amour, U.G. devient acerbe, car il rejette la sentimentalité, ce qui ne l’empêche pas d’être charmant et de bonne compagnie. L’amour réel n’est pas celui qu’on voit dans la vie ordinaire. L’amour n’est pas de l’humanitarisme..."
Là, je suis d'accord. L'amour n'est ni de la sentimentalité, ni de "l'humanitarisme". C'est une force neutre et brûlante qui accomplit son oeuvre lorsqu'elle part du centre de la poitrine, et qui peut aussi bien tuer que guérir. Il faut dire que le mot amour a été mis à tellement de sauces...(*)
Oh, et puis zut, ce serait trop long. Et j'ai sommeil (je suis en plein coulage d'Orgonite ces jours-ci...) Mais ça, j'apprécie: "Il affirme qu’un être vivant n’a pas à se poser de question sur la vie et la mort, ou la vie après la mort. Quelqu’un de vivant est simplement occupé à vivre." Oui-da.
A propos du thymus: tapotez-le souvent avec le bout de vos doigts pour le réactiver (comme font les gorilles, vous vous souvenez? ;o)
Et bonne journée,
-*-
(*) PS du 06 décembre: je ne devrais pas écrire lorsque je n'ai pas le temps d'exprimer correctement ma pensée. Je reviens donc sur ce billet aujourd'hui.
L'amour ou l'Amour est une force IMPERSONELLE - et non pas neutre - c'est-à-dire que l'on peut la générer à loisir et/ou en permanence, et qu'elle accomplit ce qu'elle a à accomplir suivant l'objectif sur laquelle elle est dirigée (je l'ai déjà écrit, mais cette notion me semble si importante que je la réécris encore) : elle peut guérir, neutraliser, ou faire passer dans une autre dimension, suivant les besoins déterminés par la Vie. Et cette force provient de la qualité de l'EMOTION que l'on peut générer (émotion: du latin emovere = mettre en mouvement, avec le concept de motivation).''
Ainsi, ce dont on nous apprend à nous méfier dans la plupart des courants spirituels - les émotions ET les sentiments - SONT la source-même du pouvoir des Humain(e)s, le carburant du brûlant rayon du coeur qui génère la fréquence de l'amour. Et ceci est accessible à quiconque a déjà AIMER, "humainement aimer" veux-je dire (et "dans la vie ordinaire", comme dit le monsieur). Ce dont nous avons à décider, c'est ce vers quoi ou qui nous dirigeons ce rayon, et avec quelle intention....
(à suivre... Si vous voulez bien sûr! ;o)
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